La fibromyalgie et les excès !

« S’il n’y a pas  de lutte ,  il n’y a pas de progrès »  , Frederick Douglass

Les personnes souffrant de douleurs chroniques ont tendance à être extrêmement vigilantes les jours où elles souffrent ou sont extrêmement fatiguées. On se repose ces jours-là et on commence à se demander si on se sentira un jour mieux. Mais, oh ! Les jours où on se sent bien, on a tendance à être optimiste, à se croire guérie et à en faire immédiatement plus que nécessaire. On en paie alors le prix par une forte poussée. C’est généralement un pas en avant, un pas en arrière. Le combat continue. Ça vous dit quelque chose ?

Comment s’entraîner à gérer son rythme ? À quoi bon se sentir si bien quand on a l’impression de pouvoir surmonter ce fardeau ? Comment expliquer le fait de se sentir bien un jour et mal le lendemain ? Qu’est-ce qui nous empêche de prévoir ce qui déclenchera une poussée si  on en fait trop un bon jour ? Ah, je pense que c’est parce qu’on se souvient de ce qu’on ressentait autrefois et que cette partie du cerveau s’excite en se souvenant d’AVANT la fibromyalgie.

Nous en voulons toujours plus ; nous nous trompons en pensant pouvoir dépasser les limites d’hier, quand nous ne nous sentions pas très bien. C’est une succession de hauts et de bas. Nous refusons d’écouter les avertissements selon lesquels on ne peut pas être presque alité un jour et partir en randonnée le lendemain. Notre cerveau nous trompe ; nous nous lassons de nous considérer comme des « personnes souffrantes ». Nous aspirons à la normalité. Nous voulons aller à cette réunion de famille qui nous surstimule inévitablement. Nous voulons faire une promenade d’une heure au lieu de quinze minutes, car la journée est si belle et ensoleillée. Le ciel est la seule limite à ce que nous pouvons faire lors de cette journée magique. Puis le ciel nous tombe sur la tête et nous sommes à nouveau déprimés le lendemain ou le surlendemain. Notre cerveau n’a pas encore compris que si nous échouons constamment à une tâche, la répéter nous permettra d’obtenir les mêmes résultats !

Il y a cependant un peu d’espoir si nous comprenons comment le cerveau a la capacité de créer de nouvelles connexions neuronales ou de modifier celles qui existent déjà. La « thérapie cognitive », qui vise à enseigner un changement radical de nos pensées et de nos émotions, en nous montrant comment vivre chaque instant avec plus de conscience, est un programme fondé sur des données probantes qui peut nous aider à lutter contre la tendance à l’excès ! En attendant, « Gardez votre calme et continuez », comme le dit le vieil adage de la Seconde Guerre mondiale ! Le calme est un baume contre la fibromyalgie !

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